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OCTOBRE




Avec, sur l’épaule, ses nocturnes corbeaux — et
le baiser, autour des seins, de ses roses dernières,
la madone des soirs surgit au coin du bois.

Et les flûtes pleurent et les hautbois
et les cors d’or dans les échos des bois pleurent.

Et les appels de cloche à cloche
s’entre-cognent de village à village, sur les oches ;
et les bêtes dans les fermes bousculent
leurs chocs d’abois contre les murs du crépuscule.