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l’église de l’histoire de David. Ces peintures sont justement estimées par les Bolonais, tant parce qu’elles sont bonnes pour le temps où elles ont été faites, que parce qu’elles se sont conservées dans toute leur fraîcheur : on prétend que Galasso travailla à l’huile dans sa vieillesse ; mais à Ferrare et ailleurs je n’ai trouvé de lui que des fresques (5). Il eut pour élève Cosmè, qui peignit une chapelle à San-Domenico de Ferrare et les panneaux de l’orgue de la cathédrale. Il laissa encore quantité d’autres ouvrages dans lesquels il se montra bien supérieur à son maître Galasso.

Niccolò était bon dessinateur, comme le prouvent une figure d’Évangéliste et trois têtes de cheval parfaitement dessinées que nous conserverons dans notre recueil (6).



Le peu de lignes consacrées par Vasari à la mémoire de Galasso de Ferrare nous fait un devoir de donner à nos lecteurs quelques renseignements sur l’école de laquelle cet artiste peut être regardé sinon comme le fondateur, du moins comme le plus ancien maître dont les œuvres soient parvenues jusqu’à nous.

Les premiers essais des peintres ferrarais dateraient du douzième siècle, si l’on ajoutait foi au