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Page:Variétés Tome VI.djvu/13

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Le Feu royal, faict par le sieur Jumeau, arquebusier ordinaire de Sa Majesté1. Présenté au Roy.
À Paris, par Nicolas Callemont, demeurant à la rue Quiquetonne2. 1618.
Avec privilège du Roy.

Entre les lapidères, la pierre la plus précieuse estimée est le diamant, l’œuvre n’en rehaussant nullement l’excellence, mais seullement celuy qui a plus de pois et d’eclat a plus de pris : de mesme est-il des hommes, qui semblent que la nature les ayent formés


1. On ne distinguoit pas alors les arquebusiers des artificiers, et M. de Paulmy nous en donne ainsi la raison : « On appeloit, dit-il, les arquebusiers artificiers, non qu’ils fissent et vendissent de la poudre, mais parceque toutes les armes à feu qu’ils fabriquoient étoient appelées du mot général artifice. » (Mélanges tirés d’une grande Bibliothèque, Hh., p. 5.) La vente de la poudre, et surtout celle de pièces d’artifices, furent toutefois un monopole des artificiers, qui s’étoient pourvus de provisions de la cour, et qui par là avoient le droit, comme ici le sieur Jumeau, de prendre le titre d’artificier du roi. On leur accordoit ce titre, « avec faculté de