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La Tromperie faicte à un Marchand par son Apprenty, lequel coucha avec sa femme, qui avoit peur de nuict, et de ce qui en advint ; avec le Testament du Martyr amoureux.
À Paris, par François Du Chesne, imprimeur, demeurant rüe des Lavandières, près la place Maubert ; et Anthoine Rousset, libraire, demeurant en la rüe Frementel.
Avec permission.
In-8.

En ceste histoire vous sera depainte l’esprit d’un homme conduit d’une charnelle affection, lequel, cuidant tromper sa moitié, se trouva trompé du tout.

En la riche ville de Lyon demeuroit un marchand, lequel avoit l’entende­ment plus propre à conduire l’estat de sa marchandise qu’à sagement faire l’amour ; et, d’autant qu’il faisoit grand train par le moyen de son credit, l’un de ses compagnons lui bailla un sien filz pour apprenty, et de l’aage de dix-huict à vingt ans, marché conclud que, pour le tenir deux ans