Page:Variétés Tome III.djvu/155

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

peurs de bourse se donneront garde d’estre recogneus, et fuiront les coups la queue entre les jambes, comme vieux chiens deratez.

XII.

S’il y a quelque foire S.-Germain, Landy14 ou autre, seront tenus nos dits supposts de s’y trouver des quatre coins du royaume, et là attraper les marchands au piège, les affronter, envahir, tromper, decevoir, seduire tout le monde, et fuir le bourreau comme une peste très dangereuse et abominable.

Telles sont les loix contenües en nos statuts, que je, Fouillepoche, veux estre soigneusement gardées par nous, et en partie par un tas de larrons domestiques et un as de mercadans15 qui vont parmy le monde et qui empruntent la faveur de nostre nom.

La compagnie approuva ces statuts comme très bons et valables, estant estroictement observez, pour la manutention et entretien de leur estat et office de coupeurs de bourses.



héros, que j’allois à Bavières voir sacrer l’empereur. » (Édit. de 1673, in-8, p. 91.)

14. La fameuse foire de l’Indict annuel, ou, par altération, du Landit, qui se tenoit, comme on sait, à Saint-Denis.

15. « Mercadent, terme de mépris qui signifie un marchand de petites merceries, un marchand ruiné. Il est pris de l’italien, un povero mercadente. » (Dict. de Trévoux.)