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LETTRE DIXIÈME.


Adèle à Albertine.
B…, 28 mai 18…

Bravo ! ma vaillante amazone, tu viens de te couvrir de lauriers. Ta rare prudence et ton habile stratégie ont été superflues, il est vrai, mais un bon général ne doit jamais livrer bataille sans avoir pourvu à la retraite. J’approuve et j’admire les dispositions que tu avais cru devoir prendre.

Sais-tu bien que tu me fais une peinture effrayante de l’adversaire velu que tu as eu