Page:Un été à la campagne, 1868.djvu/229

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LETTRE QUARANTE ET UNIÈME


Adèle à Albertine.
B…, 12 octobre 18…

Je quitte B… ce soir, ma chère Albertine.

Demain ma première visite sera pour toi. J’exige le sacrifice de ta journée ; après plus de six mois de séparation, je ne puis demander moins.

Je t’écris ce mot au milieu de mes malles et de mes cartons, et je le fais immédiatement jeter à la poste, afin de ne te pas prendre au dépourvu.