Page:Un été à la campagne, 1868.djvu/193

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LETTRE TRENTIÈME.


Adèle à Albertine.
B…, 14 août 18…

Je suis bien malheureuse, va, ma bonne Albertine. Le croirais-tu ? Lucien est parti ; il a quitté B… hier au soir… et je suis forcée de cacher mon chagrin, de dévorer mes pleurs ; il ne faut pas que l’on devine ce que je souffre.

Ma tante ayant reçu une nouvelle lettre de son mari, lettre bien plus explicite que la première, à l’endroit du prétendu qui m’est destiné, j’ai voulu, à ce propos, faire