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LETTRE VINGT-HUITIÈME.


Adèle à Albertine.
B…, 4 août 18…

Oui, ma bonne Albertine, oui, Lucien me réservait de bien douces compensations, et je me préparais à te décrire toutes les charmantes choses qu’il m’apprend chaque jour, car sa science, comme son amour, paraît inépuisable ; je trempais déjà à cet effet le bout de ma plume dans l’encre lorsqu’un nuage, apparu dans mon beau ciel d’azur, est venu arrêter ma main et paralyser mon esprit.

Il est arrivé hier une lettre d’Algérie ; elle