Page:Un été à la campagne, 1868.djvu/116

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LETTRE DIX-HUITIÈME.


Adèle à Albertine.
B…, 28 juin 18…

J’en étais bien sûre, moi, que monsieur en passerait par où tu voudrais ! Avec la perspective de te posséder, on se jetterait dans le feu !

Je suis doublement heureuse de ce qui t’arrive, chère Albertine : tu fais un mariage qui t’assure une position digne de toi, et te voilà délivrée d’une fille, de grand mérite assurément, mais qui, tôt ou tard, n’aurait pas manqué de te compromettre.