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au fond bien aise de cette dernière découverte.

Quand on remonte à l’origine d’une affaire on arrive toujours à s’entendre, qu’il s’agisse de questions d’État ou de pommes de terre ; le fait n’en reste pas moins vrai, quelle que soit l’importance ou la nature de l’affaire ; en général, un sous-ordre se montre plus pointilleux et difficile à satisfaire. Ceci n’est pas une critique, mais bien un compliment à leur endroit. Ils ont leur devoir à remplir, et sont tenus d’observer une règle stricte, sans permettre des concessions. Si Votre Majesté laissait toute liberté d’action au jeune Bright, il est plus que probable qu’il la chasserait de chez elle avant deux ou trois ans. Il n’aurait certainement pas l’intention de vous créer des complications de famille, mais le résultat serait le même. Eh bien, en supprimant l’intermédiaire de Bright, notre affaire n’en sera que plus claire ; nous nous arrangerons à l’amiable et à la satisfaction générale. Quand ce litige sera réglé, Votre Majesté prendra le parti des Américains comme elle l’a fait, il y a cinquante ans ; il me semble d’ailleurs que pour un souverain rien n’est plus enviable que l’alliance d’une nation étrangère.

Nous autres Américains, nous ne payons pas tous un impôt au gouvernement, mais cela viendra