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De guerre lasse, je finis par leur déclarer que je ne voulais plus entendre parler de cette grotesque équipée, et que j’avais par-dessus la tête de toutes leurs histoires. Je ne me gênai pas pour leur dire que je ne consentirais plus jamais à faire le courrier, même s’il s’agissait de sauver la vie à quelqu’un. Je vous réponds que si je vis asses longtemps ils verront que je tiens parole… Au fond, ce métier de courrier est des plus ingrate, c’est un vrai casse-tête, une source d’affolement et de tracas odieux. En l’exerçant on ne peut récolter qu’une maladie de cœur ou un beau ramollissement du cerveau.