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PAROISSE DE CHARLESBOURG

partie du pays ! On était loin de prévoir qu’il y aurait là un évêché, un clergé, nombreux, plusieurs communautés, deux villes et une voie ferrée traversant tout ce territoire.

M. de Boucherville aimait beaucoup la chasse et la pêche qu’il regardait d’ailleurs comme un exercice nécessaire à sa santé ; mais les fatigues et les misères qu’il y essuya furent la cause d’un abcès qui le fit souffrir bien longtemps et le conduisit enfin au tombeau. Dès le commencement de l’année 1822, il ressentit les atteintes de la cruelle maladie qui mit fin à ses jours, et, le 20 avril de cette même année, Mgr Plessis chargea M. Bedard de la desserte de Charlesbourg lui laissant en même temps celle de Saint-Ambroise. Il l’autorisa à biner ou à chanter la messe le dimanche alternativement à Saint-Ambroise et à Charlesbourg. Quant aux sauvages de la Jeune Lorette, M. Bedard fut autorisé à ne leur dire la messe que pendant la semaine et à les desservir comme il l’entendrait ; mais cependant il fut compris qu’il leur chanterait le salut le dimanche et les jours de fêtes d’obligation.