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Page:Tolstoï - La Puissance des tenebres.djvu/31

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ANISSIA

Il me semble que si Nikita s’en allait, je ne vivrais plus.

MATRENA

Ça n’aurait rien d’amusant, en effet... Toi qui es une baba encore florissante, tu peux vivre avec une pareille horreur ?

ANISSIA

Mais, petite tante, il me dégoûte, mon vieux, ce chien à gros nez. Mes yeux ne voudraient même pas le regarder.

MATRENA

Mais oui, c’est bien naturel... Regarde donc ceci... (Baissant la voix et regardant autour d'elle) Je suis allée, sais-tu, chez ce petit vieux chercher les paquets de poudre. Il m’a mis de ses drogues dans les deux mains. Regarde donc... ? Ceci, qu’il dit, est une poudre à faire dormir. Avec un paquet, dit, tu l’endormiras si profondément que tu pourras même marcher sur lui.. Et drogue sans odeur, mais d’un effet terrible, si tu la donnes à boire... En 7 fois qu’i[ dit, une pincée chaque fois. Et il faut l’administrer 7 fois, et la liberté, qu’il dit, te sourira bientôt.