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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/92

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— Dites-lui que nous aimons les Russes, dit alors celui-ci.

Ces paroles surprirent Prokofi plus encore que le geste de serrer les Allemands : il commença à soupçonner quelque chose.

— Qu’est-ce que c’est que cet homme-là ? me demanda-t-il, en désignant mon hôte d’un signe de tête.

Je lui répondis que c’était un Français, un homme riche.

— Pour quoi faire est-il ici ? — demanda Prokofi.

Lorsque je lui eus expliqué que son but était de provoquer une alliance des Russes avec les Français en cas de guerre avec l’Allemagne, le paysan évidemment ne fut pas satisfait de l’explication. Se tournant