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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/91

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çais faisait voir la chose à Prokofi en serrant des deux côtés, avec ses mains blanches, la chemise trempée de sueur du paysan. Je me rappelle l’étonnement bon enfant et ironique de Prokofi, lorsque je lui expliquait les paroles et le geste du Français. Prokofi, évidemment, prenait pour une plaisanterie cette image de l’Allemand serré des deux côtés, car il ne pouvait se figurer qu’un homme fait, instruit comme l’était celui-ci, pût, de sang-froid et sans être ivre, déclarer qu’il désirait la guerre. — « Voyons, dit-il, répondant par une plaisanterie à ce qu’il croyait une plaisanterie, si nous le serrons des deux côtés, il ne pourra ni avancer ni reculer : il faut lui faire un peu de place. »

Je traduisis la réponse à mon hôte.