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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/87

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son pour sacrifier ne fût-ce que la vie d’un seul homme. — Vous avez beau parler ainsi, reprenait-il, parce qu’on ne vous a rien pris ; mais, si l’on vous enlevait les provinces Baltiques et la Pologne, vous changeriez d’avis. Nous lui fîmes observer que, même au point de vue politique, la perte de ces provinces serait pour nous un bienfait, car elle diminuerait le nombre des troupes employées à les garder et, par suite, les dépenses du budget ; mais que, au point de vue chrétien, nous ne pouvions admettre la guerre, car la guerre réclame le meurtre ; or la doctrine du Christ, non seulement interdit le meurtre, mais encore ordonne de faire du bien à tous les hommes, car on les considère tous comme frères, sans distinction de nationalité. Pour être