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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/47

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mettaient la contagion qu’en leur décrivant leur état d’âme ; — là, au contraire, le vent de folie a soufflé sur des millions d’hommes qui disposent de sommes énormes et de moyens considérables pour exercer une pression sur leur prochain, qui ont des fusils, des canons, des forts, de la mélinite, de la dynamite, qui disposent du moyen le plus sûr pour répandre leur folie, à savoir la poste, le télégraphe, le téléphone et une quantité innombrable de journaux qui en portent le germe dans le monde entier.

Il y a une différence encore : tandis que les premiers ne se grisent point et ne touchent même pas à l’alcool, les seconds se trouvent sans cesse dans un état de demi-ébriété. Ainsi donc, entre les deux