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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/25

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monde entier, et chaque fois que l’amiral disait : « Je bois à la belle France ! » l’univers en était avisé sur-le-champ. On fit mieux encore : non contents de reproduire les toasts, les journaux imprimèrent les menus de tous les dîners offerts. Ainsi, dans un numéro de journal, on disait que le dîner avait été savamment composé comme suit :

Consommé de volailles ; petits pâtés
Mousse de homard parisienne
Noisette de bœuf à la béarnaise
Faisans à la Périgord
Casseroles de truffes au champagne
Chaufroids de volaille à la Toulousaine
Salade russe
Croûte de fruits Toulonnaise
Parfaits à l’ananas
Desserts.

Dans le numéro suivant, on lisait : « Le