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Page:Tolstoï - L’Esprit chrétien et le patriotisme.djvu/175

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a conscience à dire combien peu de chose suffirait pour délivrer tous les hommes de ces misères qui les étouffent : il suffit de ne pas mentir. Que les hommes ne se laissent pas aller au mensonge qu’on leur souffle, qu’ils ne disent pas ce qu’ils ne pensent ni ne sentent, il se produira sur l’heure, dans toute l’organisation de notre existence, un changement que les révolutionnaires n’amèneraient même pas en plusieurs siècles, même s’ils disposaient de la puissance souveraine.

Oh ! si les hommes pouvaient seulement se persuader que la force n’est pas dans la force, mais dans la vérité, et s’ils s’y tenaient en paroles et en actions, s’ils ne disaient pas ce qu’ils ne pensent pas, s’ils ne faisaient pas ce qui, à leurs yeux, n’est pas bien !