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Page:Tolstoï - Anna Karénine, 1910, tome 2.djvu/302

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sant avec animation pour s’esquiver. Kitty, s’étant aperçue de la mauvaise humeur de son mari, courut après lui, mais il la repoussa, déclarant avoir affaire au bureau, et disparut. Jamais ses occupations n’avaient eu plus d’importance à ses yeux que ce jour-là.


CHAPITRE VII


Levine rentra lorsqu’on le fit avertir que le souper était servi ; il trouva Kitty et Agathe Mikhaïlovna debout sur l’escalier, se concertant sur les vins à offrir.

« Pourquoi tout ce « fuss », qu’on serve le vin ordinaire.

— Non, Stiva n’en boit pas. Qu’as-tu, Kostia ? » demanda Kitty, cherchant à le retenir ; mais il ne l’écouta pas, et continua son chemin à grands pas vers le salon, où il se hâta de prendre part à la conversation.

« Eh bien, allons-nous demain à la chasse ? lui demanda Stépane Arcadiévitch.

— Allons-y, je vous en prie, dit Weslowsky penché sur sa chaise et assis sur l’une de ses jambes.

— Volontiers ; avez-vous déjà chassé cette année ? répondit Levine s’adressant à Vassia avec une fausse cordialité que Kitty lui connaissait. Je ne sais si nous trouverons des bécasses, mais les bécassines abondent. Il faudra partir de bonne heure ; cela ne te fatiguera pas, Stiva ?