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pendant une semaine, à l’insu de tous. Mais au bout de huit jours, ne se trouvant pas mieux, il perdit toute confiance dans ce traitement ainsi que dans les précédents, et il devint encore plus triste.

Un jour, une dame de leurs amies lui raconta une guérison miraculeuse obtenue par les icones. Ivan Ilitch se surprit à l’écouter avec attention et à analyser la possibilité d’un tel fait. Il en fut effrayé :

« Est-il possible que j’aie tellement baissé, pensa-t-il. Ce n’est rien, bêtise que tout cela. Il ne faut pas être aussi pessimiste. Je vais m’en tenir à un seul médecin et suivre rigoureusement son traitement. C’est chose décidée. Je n’y penserai plus, et jusqu’à l’été je suivrai le même traitement. Après nous verrons. Mais maintenant plus d’indécision. »

C’était facile à dire mais difficile à faire. Sa douleur au côté était de plus en plus vive et persistante ; le goût désagréable qu’il sentait dans sa bouche s’accentuait davantage, son haleine devenait fétide et son appétit diminuait en même temps que ses forces. On ne pouvait s’y tromper. Il se passait en lui quelque chose d’inattendu et de mystérieux, quelque chose qu’il n’avait jamais éprouvé jusqu’à présent. Lui seul en avait conscience, et tous ceux qui l’entouraient ne le comprenaient pas ou ne voulaient pas le comprendre, et continuaient à penser que tout allait bien.