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il y a beaucoup de terre, et de la bonne. Je n’en ai jamais vu de pareille.

L’interprète traduit les paroles de Pakhom. Les Baschkirs parlent, parlent. Pakhom ne comprend pas ce qu’ils disent, il voit seulement qu’ils sont gais, crient quelque chose et rient. Enfin ils se turent, regardèrent Pakhom, et l’interprète lui dit :

— On m’ordonne de te dire que pour reconnaître ta générosité, on est enchanté de te donner autant de terre que tu en veux. Indique seulement du doigt le morceau que tu désires, il sera à toi. Les Baschkirs recommencèrent à parler, à discuter entre eux.

— Que disent-ils ? demanda Pakhom

— Les uns disent qu’il faut en référer au chef, répondit l’interprète, que sans lui la chose n’est pas possible ; les autres disent qu’on peut se passer de lui.