Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/261

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XII

Il y avait juste une année qu’Efim était parti de chez lui, quand il y revint, au printemps. Il arriva à sa demeure vers le soir. Son fils n’était pas là ; il était au cabaret. Il revint ivre. Efim l’interrogea. Il reconnut bien vite que son fils n’avait pas fait son devoir. Il avait gaspillé l’argent et délaissé les affaires. Le père se répandit en reproches, mais le fils lui répondit grossièrement :

— Tu aurais mieux fait de t’occuper de ta maison, au lieu de t’en aller en emportant encore avec toi tout l’argent. Et voilà qu’à présent tu me fais des reproches !

Le vieux se fâcha et frappa son fils.

Le matin, Efim Tarassitch sortit pour aller chez le staroste, à cause de son fils. Il passa devant la maison d’Elisée. La vieille était sur sa porte. Elle le salua.