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ne sont que des écoles d’orgueil et d’athéisme. Les parents critiquent les universités ; les universités critiquent le corps des cadets ; le gouvernement blâme les universités et inversement. Qui a raison et qui a tort ? Le bon sens du peuple vivant, en présence d’une pareille question, ne peut pas s’amuser à composer de petits tableaux pour l’éducation des enfants, et il lui faut répondre. Et que cela s’appelle pédagogie ou autrement, peu importe, il y a deux réponses : Nous reconnaîtrons ce droit à celui de qui nous sommes le plus proche, ou que nous aimons davantage, ou que nous craignons le plus ; c’est ce que fait la majorité. (Si je suis prêtre, je donnerai la supériorité aux séminaires ; si je suis militaire, je préférerai le corps des cadets ; si je suis étudiant, je ne reconnaîtrai que les universités ; ainsi agissons-nous tous en justifiant nos préférences par des prétextes plus ou moins habiles et sans remarquer que nos adversaires en font autant.) Ou bien, il ne faut reconnaître à personne le droit d’éducation. J’ai pris ce dernier parti et je tâcherai de prouver pourquoi.

Je dis que les universités, non seulement en Russie mais dans toute l’Europe, dès qu’elles ne sont pas absolument libres, n’ont d’autre base que l’arbitraire et sont aussi mauvaises que les écoles monacales. Je supplie mes futurs critiques de ne pas atténuer mes conclusions : ou je mens ou c’est toute la pédagogie qui se trompe ; il n’y a