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XX


— Allons, faites vous-même le menu ! Dites ce que vous aimez ! Je veux que ce déjeuner d’adieu vous plaise…

— Oh ! un « déjeuner d’adieu » !… Pourquoi pas un repas funèbre ?… Parce que je m’en vais à Chartres, demain…

— Et que vous y resterez quinze jours ! Je serai triste… Et vous, vous serez heureuse de revoir votre tante et votre petit garçon…

— C’est bien naturel…

— Oui… Et quand vous reviendrez, ce sera fini de notre liberté. Vous donnerez à votre enfant toutes vos heures de loisir. Vous ne serez plus mon amie : vous serez une maman.

— Je serai une « maman » et je resterai votre amie.

— Pas comme avant… pas si bien !