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un éclat passager, mais d’ordinaire ils semblaient éteints et fermés pour un monde dont ce vieux débauché avait épuisé tous les plaisirs et toutes les illusions.

« Son Excellence n’est pas encore remise de la crise de cette nuit, » murmura M. Fenouil à l’oreille de mistress Crawley, tandis que la voiture disparaissait dans un tourbillon de poussière.

Et alors seulement elle sortit de derrière les buissons qui l’avaient dérobée aux regards du noble lord.

— Tant mieux, » pensa Becky qui prit cela comme consolation.

Milord nourrissait-il en réalité des projets d’assassinat contre mistress Rawdon, ainsi que M. Fenouil le lui avait donné à entendre, ou avait-il seulement mission de l’effrayer pour la forcer à quitter la ville où Sa Seigneurie se proposait de passer l’hiver et où elle n’eût pas été bien aise de se retrouver face à face avec son ancienne connaissance, c’est là un point qui n’a jamais été fort bien éclairci. En ce qui concerne ce digne serviteur, nous dirons seulement qu’après la mort de son maître il retourna dans son pays natal, où il vécut respecté de tous jusqu’à la fin de ses jours sous le titre de baron Finelli qu’il avait acheté de son souverain. Quant à Becky, cette menace eut tout l’effet qu’on en attendait, si l’on cherchait seulement à se délivrer par là de la présence de cette petite aventurière.

Pour ce qui est du marquis de Steyne, chacun sait la triste fin de ce noble personnage, qui succomba à Naples, deux mois après la révolution de 1830. On lisait à ce propos dans les journaux : « L’honorable George Gustave, marquis de Steyne, comte de Gaunt-Castle, pair d’Irlande, vicomte d’Hellborough, baron de Pitobley et de Grilleby, chevalier de l’ordre de la Jarretière, de la Toison d’or d’Espagne, de l’ordre russe de Saint-Nicolas de première classe, de l’ordre turc du Croissant ; premier lord du cabinet des poudres, valet de chambre ordinaire de Sa Majesté britannique, colonel du régiment de Gaunt, conservateur du Musée britannique, administrateur du collége de la Trinité, gouverneur de Grey-Friars, est mort de la douleur que lui a causée le triomphe de la faction orléaniste. »

Cette éloquente énumération de titres parut successivement dans tous les journaux de la semaine où l’on fit les plus pompeux éloges de ses vertus, de sa libéralité, de ses talents, de ses bonnes