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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/91

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LA FRANC-MAÇONNERIE

dans le sein de l’Illuminisme comme dans leur asile… » (Instruction des Supérieurs locaux, lettre H.)

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« Malheureux, et doublement malheureux, le jeune homme que les Illuminés ont en vain essayé d’entraîner dans leur secte ! S’il échappe à leurs pièges, qu’il ne se flatte pas au moins d’échapper à leur haine, et qu’il se cache bien ! Ce n’est pas une vengeance commune que celle des sociétés secrètes. C’est le feu souterrain de la rage. Elle est irréconciliable ; rarement cesse-t-elle de poursuivre ses victimes, jusqu’à ce qu’elle ait eu le plaisir de les voir immolées… » (Hoffmann, Avis importants, t. II, préface.)

« La loi de l’Ordre est invariable, à l’égard des hommes surtout, dont l’Illuminisme redoute les talents. Il faut, ou les gagner, ou les perdre dans l’opinion publique. (Code. Instruction pour le Régent Illuminé, n° 15.)

«… Êtes-vous prêt à faire ce que l’Ordre exige des Frères dans ce grade, en statuant que chacun de nous prenne l’engagement de donner, chaque mois, avis à nos Supérieurs des emplois, du service, des bénéfices et autres dignités semblables dont nous pouvons disposer, ou procurer la possession par notre recommandation, afin que nos Supérieurs aient par là l’occasion de présenter pour ces emplois les dignes sujets de notre Ordre ?… Frère, vous le voyez, c’est ainsi qu’après avoir éprouvé les meilleurs des hommes, nous cherchons peu à peu à les récompenser, à leur servir d’appui, afin de donner insensiblement au monde une nouvelle forme… O mon ami ! ô frère ! ô mon fils ! quand, assemblés