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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/81

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ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

version, et interdire une voie qui donnerait lieu de se laisser aller impunément à bien des iniquités, et pour plusieurs autres raisons à nous connues qui sont également justes et bien fondées, après en avoir délibéré avec nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Église romaine, et de leur avis, et même aussi de notre propre mouvement et connaissance certaine, et de toute la plénitude de notre puissance apostolique, nous avons résolu de condamner et de défendre, comme de fait nous condamnons et défendons par notre présente constitution et à perpétuité, les susdites sociétés, assemblées de francs-maçons, ou désignées sous un autre nom quel qu’il soit.

« C’est pourquoi nous défendons très expressément et en vertu de la sainte obéissance, à tous les fidèles, soit laïques, soit clercs séculiers ou réguliers, y compris ceux qui doivent être spécialement nommés, de quelque état, grade, condition et prééminence qu’ils soient, d’entrer, pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce soit, dans les sociétés ci-dessus mentionnées de francs-maçons ; de favoriser leur accroissement ; de les recevoir ou cacher chez soi ou ailleurs ; de s’y faire associer, d’y assister, de faciliter leurs assemblées, de leur fournir quoi que ce soit ; de les aider de conseils ; de leur prêter secours et faveur en public ou en secret ; d’agir directement ou indirectement par soi ou par autrui ; d’exhorter, de solliciter, d’induire, d’engager quelqu’un à se faire adopter dans ces sociétés, à y assister, à les aider de quelque manière que ce puisse être, et à les fomenter.

« Nous leur ordonnons, au contraire, de s’interdire entièrement ces associations ou assemblées, sous peine d’excommunication qui sera encourue