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ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

à m’échapper ; l’appartement est vaste, la maison écartée, les domestiques ont le mot, toutes les portes sont fermées… il faut bien se résoudre à laisser faire. On m’interroge, je réponds presque à tout en riant ; me voilà déclaré apprenti, et tout de suite compagnon. Bientôt même c’est un troisième grade, c’est celui de maître qu’il faut me conférer. Ici, l’on me conduit dans une vaste salle… Jusque-là, je ne voyais que jeu et puérilité, mais je n’avais déplu par aucune réponse… Enfin, survient cette question que me fait gravement le Vénérable : Êtes-vous disposé, mon frère, à exécuter tous les ordres du Grand-Maître de la Maçonnerie, quand même vous recevriez des ordres contraires de la part d’un roi, d’un empereur, ou de quelque autre souverain que ce soit ? — Ma réponse fut : Non ! — Le Vénérable s’étonne, et reprend « Comment, non ! Vous ne seriez donc venu parmi nous que pour trahir nos secrets ! Vous ne savez donc pas que de tous nos glaives il n’en est pas un seul qui ne soit prêt à percer le cœur