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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/24

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LA FRANC-MAÇONNERIE

« Depuis plus de vingt ans, raconte-t-il, il était difficile de ne pas rencontrer en France quelques-uns de ces hommes admis dans la Société maçonnique. Il s’en trouvait dans mes connaissances, et parmi ceux-là plusieurs dont l’estime et l’amitié m’étaient chères. Avec tout le zèle ordinaire aux jeunes adeptes, ils me sollicitaient de me faire inscrire dans leur confrérie. Sur mon refus constant, ils prirent le parti de m’enrôler malgré moi. La partie fut liée. On m’invite à dîner chez un ami ; je me trouve seul profane au milieu des maçons… Le repas terminé, les domestiques renvoyés, on propose de se former en loge et de m’initier… Je persiste dans mon refus, et surtout dans celui de faire le serment de garder un secret dont l’objet m’est inconnu… On me dispense du serment… Je résiste encore… On insiste… Je m’obstine… Au lieu de répliquer, on se forme en loge, et alors commencent toutes ces singeries et ces cérémonies puériles que l’on trouve décrites dans divers livres maçonniques. Je cherche