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LA FRANC-MAÇONNERIE

devait être, de même, l’exécution du Roi[1]… Doit-on donner, d’ailleurs, à ces premières remarques plus d’importance qu’elles n’en comportent ? Non, et ce sont peut-être là de pures coïncidences. Mais nous pouvons déjà, cependant, avec ces coïncidences, nous sentir dans une certaine atmosphère[2].

En somme, comme en témoigne la liste de ses grands maîtres, la Franc-Maçonnerie, dans la période immédiatement antérieure à la Révolution, ne cesse pas de suivre, malgré ses crises, une marche ascendante rapide. Elle devient à la mode, finit par faire fureur et le Grand Orient en arrive à créer ces fameuses Loges d’adoption où les femmes

  1. « Il faut encore ici renouveler l’épreuve du grade où l’initié se change en assassin ; mais le Maître des Frères à venger n’est plus Hiram, c’est Molay, le Grand’Maître des Templiers, et celui qu’il faut tuer, c’est un roi, c’est Philippe le Bel, sous qui l’ordre des Chevaliers du Temple fut détruit. Au moment où l’adepte sort de l’antre, portant la tête de ce roi, il s’écrie : Nekom, je l’ai tué…

    « Je n’ai point pris de connaissances du grade des Kadosch simplement dans les livres de M. Montjoie ou de M. Le Franc, je les tiens des initiés eux-mêmes… » (Barruel, Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, t. II, p. 220. Hambourg, 1803.)

  2. Voir également Drumont, la France Juive, t. I, p. 279.