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Page:Talmeyr - La franc-maçonnerie et la révolution française.djvu/103

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LA FRANC-MACONNERIE

pistolet, qu’il était mort s’il faisait un pas de plus. « Monsieur, me dit alors Bachmann, je sais tout le respect que je dois à l’Assemblée, mais, comme militaire, j’ai reçu l’ordre du Roi de me rendre près de sa personne, et je ne me retirerai que lorsque le Roi l’aura ordonné. »

« Au même instant, d’Abancourt, ministre de la guerre, averti par les généraux Wietingoff et Menou, qui avaient suivi le Roi et qui s’étaient placés au milieu de nous, accourut pour savoir la cause du tumulte qui se passait dans l’escalier. Sur l’observation que je lui fis que Bachmann ne voulait se retirer que sur un ordre écrit de la main du Roi, d’Abancourt retourna vers le monarque, et revint de suite avec l’ordre écrit que demandait Bachmann… »

TEXTE DE L’ORDRE ÉCRIT DU ROI

Le Roi ordonne aux Suisses de déposer à l’instant leurs armes, et de se retirer dans leurs casernes.

Signé : Louis.

C’est le texte de cet ordre qu’on voit au Musée Carnavalet. L’ordre n’est pas de la main du Roi qui l’a seulement signé.

On lit dans la Vérité française du 2 avril 1904 :

« Louis XVI et les suisses, le 10 aout 1792

« Dans la Vérité du 30 mars, M. Paul Tailliez, rendant compte d’une excellente conférence faite par M. Maurice Talmeyr sur le Rôle de la Franc-