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GÉRARD DOW.


Imiter la nature aussi exactement que cela est possible aux hommes, c’est arriver à une des plus essentielles parties de la peinture : en présentant des sujets nobles et attachans, choisir ce qu’elle a de plus grand et de plus beau, c’est avoir fait bien davantage encore. Beaucoup de peintres dans de grands tableaux d’histoire ont imité la nature la plus commune, telle qu’elle leur étoit donnée par le hasard ; ils ont été satisfaits d’avoir bien copié les objets qu’ils avoient sous les yeux, sans s’embarrasser de savoir s’ils étoient ceux qu’exigeoient leurs sujets. Les Flamands et principalement les Hollandais ont suivi cette manière avec succès dans de petits tableaux, représentant des scènes familières ; c’est-à-dire, celles que la vie domestique offroit chaque jour à leurs regards.

Ces ouvrages précieux ont eu et ont encore beaucoup de vogue, parce qu’ils offrent des beautés, dont l’espèce est à la portée de tout le monde, parce qu’ils peuvent se placer dans de petits appartemens, et qu’en général