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Page:Tailhade - À travers les grouins, 1899.djvu/165

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« À la fin du combat, d’un mouvement spontané, M. Laurent Tailhade et M. Ernest La Jeunesse se sont offert la main. »

Le Journal, 24 janvier 1899.




Page 64 : Pour toi, Guérin frappe, Thiébaud nasille.


Un petit homme, épais moins que bouffi, avec, dans toute son allure, quelque chose de ces grotesques en baudruche par quoi les aéronautes éprouvent l’atmosphère. Les yeux étroits, d’un noir sans flammes et sans larmes, ont l’air découpés dans les matières les plus inertes. Une face poupine d’adolescent monté en graine, la voix d’un diseur de riens et les façons d’un commis, tel d’abord apparaît Georges Thiébaud. De la tête aux pieds, la vulgarité l’estampille. Ce serait le « Monsieur Quelconque » d’Herman Paul, si le néant qu’il représente ne l’avait fait à son image et, par l’accumulation des négatives, doué d’une espèce de physionomie.