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Page:Tailhade - À travers les grouins, 1899.djvu/157

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d’Arc l’aguiche énormément. Entrepreneur, comme il est, de travaux féminins, il souffre de voir si longtemps inemployé ce capital historique.

Volontiers, il épouserait Jeanne et fonderait, avec son aide, une maison de rapport.

Hélas ! les gens de Clignancourt n’ont pas compris ces choses. Ils apportaient des cannes à pêche aux symposium tricolores du bel André. Vervoort criait : « Vive l’armée ! » les assistants répondaient en chœur : « Il arrive ! » tant le respect réussit mal aux pieds du Sacré-Cœur. Le joli gars fut interloqué. Il en ronchonne même encore, si j’ose m’exprimer, n’ayant pas la haine adroite et scrofuleuse de son compère de Nancy. Barrès, dont le torse pareil à un bec de gaz, l’estomac dyspeptique et la tête de châtré ne font pas un Roméo, distille intérieurement sa bile ; mais Wervoort, Greluchon irrésistible, le seul homme qui, d’après un mot connu, doive le Jour à sa sœur, n’a point cette fermeté d’âme, ni la suppuration intérieure, ni le fiel résorbé qui fait l’Intellectuel empereur des envieux.

Il nous traîne devant cette vieille Thémis qu’il prendrait volontiers pour sous-maitresse. Espérons que cela