Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/95

Cette page a été validée par deux contributeurs.



Sur cet océan sans rivages, à ton muet sourire attentif, mes chants s’enfleraient en mélodies, libres comme les vagues, libres de l’entrave des paroles.

N’est-il pas temps encore ? Que reste-t-il à faire ici ? Vois, le soir est descendu sur la plage et dans la défaillante lumière l’oiseau de mer revole vers son nid.

N’est-il pas temps de lever l’ancre ? Que notre barque avec la dernière lueur du couchant s’évanouisse enfin dans la nuit.


XLIII


C’était un jour où je ne me tenais pas prêt à l’accueil ; entrant non prié dans