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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/82

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forgeai cette chaîne avec tout mon soin. Je pensais que mon pouvoir invincible maintiendrait le monde captif, en me laissant dans une imperturbable liberté.

« C’est ainsi que nuit et jour je forgeai à feu immense et martelai cruellement. Lorsque enfin le travail fut achevé et qu’il ne manqua plus un anneau dans la chaîne imbrisable c’est moi qui me trouvai saisi. »


XXXII


Par tous les moyens, ils essaient de me garder à l’abri, ceux qui m’aiment dans ce monde. Mais il n’en va pas ainsi avec ton amour qui est plus grand que le leur, et tu me laisses libre.