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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/79

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pesante et cachée ; mais quand je viens à réclamer mon bien, je tremble de peur que ma requête ne soit exaucée.


XXIX


Mon propre nom est une prison, où celui que j’enferme pleure. Sans cesse je m’occupe à en élever tout autour de moi la paroi ; et tandis que, de jour en jour, cette paroi grandit vers le ciel, dans l’obscurité de son ombre je perds de vue mon être véritable.

Je m’enorgueillis de cette haute paroi ; par crainte du moindre trou, je la replâtre avec de la poudre et du sable ; et pour tout le soin que je prends du nom, je perds de vue mon être véritable.