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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/62

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XIII


Le chant que je devais chanter n’a pas été chanté jusqu’à ce jour.

J’ai passé mes jours à accorder et à désaccorder ma lyre.

Je n’ai pas pu trouver le juste rythme ; les mots n’ont pas été bien assemblés ; il reste seulement l’agonie du souhait dans mon cœur.

La fleur ne s’est pas ouverte ; seulement, auprès d’elle, le vent soupire.

Je n’ai pas vu sa face, je n’ai pas prêté l’oreille à sa voix ; seulement, j’ai entendu ses pas tranquilles sur la route devant ma maison.

Tout le long jour de ma vie s’est