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Il est bien naturel que j’inscrive ici votre nom, cher ami. Grâce à vous, je fus peut-être le premier en France à connaître Rabindranath Tagore, alors que bien peu de lettrés le connaissaient encore en Angleterre.

Le Gitanjali venait à peine de paraître dans cette grande édition blanche, déjà si rare aujourd’hui, et qui sans doute, dans peu d’années, prendra pour les collectionneurs l’excessive valeur des premières éditions du Rubaiyât d’Omar Khâyyâm.

Je n’oublierai jamais que, pour moi, vous vous êtes dépouillé de votre propre exemplaire, feignant, pour rendre plus simple et plus exquis ce don,