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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/37

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elle dans tous les coins de ma demeure ; je ne la trouve pas.

Ma maison est petite et ce qui une fois en est sorti, jamais plus ne peut être ressaisi.

Mais immense est ton palais, mon Seigneur, et tandis que je la poursuivais, je suis parvenu devant ta porte.

Je m’arrête sous le céleste dais d’or de ton soir, et vers ton visage je lève mes yeux pleins de désir.

Je suis parvenu sur le bord de l’éternité d’où jamais rien ne se dissipe — nul espoir, nul bonheur, nul souvenir de visage entrevu à travers les larmes.

Oh ! trempe dans cet océan ma vie creuse, plonge-la dans le sein de cette plénitude, et que, cette caresse perdue, je la ressente enfin dans la totalité de l’univers.


Toutes les dernières pièces du Gitanjali sont à la louange de la mort. Je ne crois pas connaître, dans aucune littérature, accent plus solennel et plus beau.