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XCIV


À cette heure du départ, souhaitez-moi bonne chance, mes amis ! Le ciel est rougissant d’aurore ; le sentier s’ouvre merveilleux.

Ne me demandez pas ce que j’emporte. Je pars en voyage les mains vides et le cœur plein d’attente.

Je mettrai ma couronne nuptiale. Je n’ai pas revêtu la robe brune des pèlerins ; sans crainte est mon esprit bien qu’il y ait des dangers en route.

Au terme de mon voyage paraîtra l’étoile du soir, et les plaintifs accents des chants de la vesprée s’échapperont soudain de dessous l’arche royale.