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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/157

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LXXXVII


En une attente désespérée je vais cherchant après elle dans tous les coins de ma demeure ; je ne la trouve pas.

Ma maison est petite, et ce qui une fois en est sorti jamais plus ne peut être ressaisi.

Mais immense est ton palais, mon Seigneur, et tandis que je cherchais après elle je suis parvenu devant ta porte.

Je m’arrête sous le céleste dais d’or de ton soir, et vers ton visage je lève mes yeux pleins de désir.

Je suis parvenu sur le bord de l’éternité d’où jamais rien ne se dissipe — nul espoir, nul bonheur, nul souvenir de visage entrevu à travers les larmes.