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disparaîtrai dans l’ombre ; ou, peut-être, dans un sourire du matin blanc, dans la fraîcheur de cette pureté transparente.


LXXXI


Durant plus d’un jour de paresse j’ai pleuré sur le temps perdu. Pourtant il n’est jamais perdu, mon Seigneur ! Tu as pris dans tes mains chaque petit moment de ma vie.

Caché au cœur des choses, tu nourris jusqu’à la germination la semence, jusqu’à l’épanouissement le bouton, et la fleur mûrissante jusqu’à l’abondance du fruit.

J’étais là, sommeillant sur mon lit de paresse et je m’imaginais que tout ouvrage avait cessé. Je m’éveillai dans le matin