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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/149

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LXXX


Je me compare au lambeau de nuage qui dans le ciel d’automne erre inutilement. Ô mon soleil éternellement glorieux ! à ton toucher ne s’est pas encore dissoute ma brume, de sorte que je ne fasse plus qu’un avec ta lumière ; ainsi je vais, comptant les mois et les années où je suis séparé de toi.

Si tel est ton désir et si tel est ton jeu, empare-toi de mon inconsistance fugitive, orne-la de couleurs, que l’or la dore, que sur le vent lascif elle navigue, et s’épande en miracles changeants.

Puis, de nouveau, si tel est ton désir de cesser ce jeu à la nuit, je fondrai,