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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/142

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Je ne sais si je reviendrai. Je ne sais quelle rencontre fortuite… Là, prés du gué, dans la petite barque, l’homme inconnu joue sur son luth.


LXXV


Tes dons à nous autres mortels pourvoient à tous nos désirs, et pourtant retournent à toi non diminués.

La rivière accomplit sa tâche quotidienne ; elle se hâte à travers champs et hameaux, mais son flot incessant se détourne vers le lavement de tes pieds.

La fleur adoucit l’air de son parfum ; mais son dernier service est l’offre d’elle-même à toi.