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Il est si léger, si fluide, et mol et plein de larmes, et noir, que c’est pourquoi tu l’aimes, ô toi sans tache, ô limpide ! Et c’est pourquoi dessous son ombre pathétique tu couvres ton auguste et blanche splendeur.


LXIX


Le même fleuve de vie qui court à travers mes veines nuit et jour court à travers le monde et danse en pulsations rythmées.

C’est cette même vie qui pousse à travers la poudre de la terre sa joie en innombrables brins d’herbe, et éclate en fougueuses vagues de feuilles et de fleurs.