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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/132

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mon Dieu, pour te l’offrir en don suprême.

Les mots l’ont courtisée mais ne l’ont pas conquise ; en vain la persuasion tend vers elle ses bras ardents.

J’ai rôdé de pays en pays, et je la gardais dans le cœur de mon cœur ; autour d’elle est monté et puis est retombé le flux et le reflux de ma vie.

Sur mes pensées et sur mes actes, sur mes sommeils et sur mes rêves, elle règne, et pourtant réside à part et solitaire.

Plus d’un a frappé à ma porte, l’a réclamée et s’en est retourné sans espoir.

Nul au monde n’a jamais vu sa face ; elle attend que tu la reconnaisses.