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Page:Tagore - L’Offrande lyrique.djvu/130

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Dans les ténèbres d’un minuit sans lune je lui demandai : « Fille, que cherches-tu donc, en tenant ainsi ta lampe contre ton cœur ? Ma maison est obscure et déserte — prête-moi ta lumière. » Un instant elle s’arrêta et, pensivement, me dévisagea dans le noir. « J’ai apporté cette lumière, dit-elle, pour me mêler au carnaval des lampes[1] ». Et je restai là à contempler la petite lampe inutilement perdue parmi les feux.


LXV


Quel divin breuvage espères-tu, mon Dieu, de cette débordante coupe de ma vie ?

  1. Allusion à une fête populaire.